Sous la direction de Delphine Papin, Editions Bréal, 2010, 216 pp, 23,90€

Quelles sont les nouvelles puissances émergentes ? Comment définir aujourd’hui la notion de puissance ? Les religions sont-elles vraiment la cause des conflits contemporains ? Les frontières sont-elles amenées à disparaître ou vont-elles, au contraire, être renforcées ? Les migrations transnationales menacent-elles les identités nationales ? Les ressources naturelles sont-elles une bénédiction ou une malédiction pour les pays qui les détiennnent ? Quelles sont les enjeux géopolitiques des grandes villes mondiales?

Rédigé par une équipe de spécialistes, chercheurs de l’institut français de géopolitique, du CNRS, ou enseignants à l’institut d’études politiques de Paris, cet ouvrage répond à ces grandes problèmatiques. Il éclaire de manière concise, cartes à l’appui, la complexité du monde contemporain en favorisant l’analyse des interactions entre l’international et le local.

Auteurs : Mark Bailoni, Christelle Chichignoud, Frédérick Douzet, Frédéric Encel, Alain Gascon, Béatrice Giblin, Michel Guénec, Barbara Loyer, Jean-Sylvestre Mongrenier, Delphine Papin, Jean-Luc Racine, Frank Tétart.

Ouvrage collectif dirigé par Béatrice Giblin, Editions Larousse, 2009, 480 pp, 22 €

couvertureDepuis plusieurs années, les banlieues font régulièrement la une de l’actualité : Clichy-sous-bois, Villiers le Bel, La Courneuve, Vaux en Velin, autant de noms qui ont défrayé la chronique et dressent une image bien sombre des banlieues. Pour la première fois, un dictionnaire tente de faire la part des choses et de montrer toute la complexité du phénomène, loin des discours répressifs ou du politiquement correct. Une première partie traite les questions-clés relatives à ces banlieues, notamment : Un phénomène monté en épingle par les médias ? | Lire la suite…

Frédérick Douzet, Thad Kousser, and Kenneth P. Miller, editors, Berkeley Public Policy Press, 332 pp, $24.95

In many ways, recent developments in California politics can be understood best through geography. The formal rules of American politics — such as district-based elections and the Electoral College — make geography crucial to the political process. Where voters live is in many ways as important as how they behave. In recent decades, California’s political map has changed dramatically as the state’s fast-growing population has divided along racial, ethnic, economic, religious, and cultural lines. Most notably at the statewide level, these trends have caused California’s traditional North-South partisan divide to be surpassed by an emerging East-West divide. In this new alignment, the state’s densely populated coastal region has become increasingly Democratic, while the less-populated but fast-growing interior has become increasingly Republican. At the same time, demographic segregation within regions has also had important political consequences.

This volume, a unique collaboration by scholars from the United States and France, offers a range of perspectives on California’s changing political geography. Introductory essays discuss recent statewide trends, including the population shifts that have contributed to California’s emerging East-West partisan divide. The book’s second section offers portraits of the changing political geography of specific regions, including Los Angeles, San Diego, Oakland, and the San Joaquin Valley. Finally, a series of essays analyzes the interaction between geography and the state’s political institutions. Topics in this section include geography’s influence on the political career of Governor Arnold Schwarzenegger, two-party competition in the state, the law and politics of redistricting, and conflicts between local and state government.

The New Political Geography of California provides fresh insights into the political dynamics of the Golden State, and potential lessons for other democratic jurisdictions adapting to rapid demographic change.

Géopolitique de l’immigration et de la ségrégation à Oakland, Californie

Frédérick Douzet, Editions Belin, 2007, 384 pp, 25€.

Discrimination positive, tolérance zéro, multiculturalisme… A l’heure où le modèle français d’intégration des minorités se révèle en panne, nombreux sont ceux qui se tournent vers les Etats-Unis à la recherche de clés de compréhension, voire de solutions. A travers l’exemple de la ville d’Oakland, en Californie, Frédérick Douzet analyse comment les transformations démographiques récentes liées à l’immigration massive et la ségrégation résidentielle conduisent à de fortes rivalités de pouvoir entre minorités, exacerbant souvent les tensions raciales dans l’espoir de mieux les dépasser. Un multiculturalisme à l’épreuve des faits.

Pour ce livre, Frédérick Douzet a reçu le prix Ernest Lemonon de l’Académie des Sciences Morales et Politiques et le prix Alphonse Milne-Edwards de la Société de Géographie.

La Découverte, Hérodote – 2009/1 – N°132.

Symbole d’un changement radical, l’élection du premier président noir des États-Unis montre le chemin parcouru par une nation dont l’histoire est traversée de divisions et de haines raciales. En portant au pouvoir Obama, les ressorts démocratiques de l’Amérique ont restauré la foi de son peuple en ses ressources et suscité un espoir extraordinaire, dans le pays et à travers le monde. Les dossiers dont il hérite sont lourds de contraintes : la crise économique et fiscale est sévère ; la guerre en Irak pèse lourdement sur le budget et bat des records d’impopularité ; les États-Unis n’ont jamais eu une image aussi désastreuse dans le monde ; le déficit budgétaire est abyssal ; le système de santé est dysfonctionnel ; les dynamiques urbaines continuent de générer de sérieuses inégalités spatiales.
La personnalité d’Obama et sa brillante victoire lui confèrent un capital politique solide mais probablement éphémère s’il ne l’utilise pas rapidement pour apporter le changement dont il a suscité l’espoir. Qu’est-ce qui a permis un tel bouleversement de la carte politique et des préconceptions électorales ? Comment Barack Obama va-t-il pouvoir changer l’Amérique pour répondre aux défis qui s’offrent à lui ?

Belin, Revue française d’études américaines – 2009/1 – N° 119

Introduction – La nouvelle Amérique d’Obama, Frédérick Douzet.

Pour les américanistes que nous sommes, l’élection de Barack Obama fut l’occasion de vivre un véritable moment d’histoire. Cette conscience de vivre et de faire l’histoire fut largement partagée par le peuple américain ; en témoignent les records de mobilisation des jeunes, des minorités et, plus généralement, de tous les électeurs, non seulement le jour de l’élection (131 millions d’électeurs, soit un taux de participation d’environ 63%1), mais tout au long de la campagne des primaires et dans les procédures de vote anticipé. Bravant les températures hivernales, près de deux millions d’Américains se réunirent sur le Mall de Washington, DC, le 20 janvier 2009 pour célébrer l’investiture du nouveau président. Conscients de n’avoir quasiment aucune chance de l’apercevoir, beaucoup souhaitaient, tout simplement, « être là ». L’événement revêtait une dimension symbolique particulière pour toute une génération d’Africain-Américains qui s’étaient battus pendant le mouvement pour les droits civiques et dont beaucoup pensaient ne jamais voir, de leur vivant, une famille noire à la Maison blanche. «The Whole World Is Watching », chantaient les manifestants lors de la convention démocrate de Chicago, en 1968, alors que la télévision filmait les exactions policières. Le soir du 4 novembre 2009, les caméras du monde entier étaient braquées sur Grant Park, Chicago. | Lire la suite…

La Découverte, Hérodote – 2006/3 – n°122

Durant l’automne 2005, une partie des banlieues françaises s’est embrasée sous l’effet d’une vague de violences urbaines sans précédent. La France est-elle en train de voir émerger un phénomène comparable à celui des ghettos américains ? La ségrégation ethnique prenant le relais ou se combinant avec la ségrégation socio-spatiale, jamais la comparaison entre les situations américaines et françaises n’a paru aussi nécessaire. Assiste-t-on à une américanisation au moins partielle de la question des banlieues ? Au travers d’études de cas précises — New York, villes californiennes, banlieue nord de Paris, région lyonnaise et nord de la France —, les auteurs de ce numéro d’Hérodote (qui reprend les communications d’un colloque franco-américain à l’université de Cergy-Pontoise en décembre 2005) analysent les similarités et les différences des processus de ségrégation aux États-Unis et en France. Faut-il désormais appréhender le problème de la ségrégation en terme de minorités et faut-il le mesurer en classant les populations en fonc-tion de leur appartenance ethnique ? Quelles expériences innovantes permettent de lutter contre la ségrégation ?